À travers cette communication, le ministre a rappelé l’ambition du gouvernement de restaurer la crédibilité du système d’enseignement supérieur, aussi bien public que privé, tout en stimulant la recherche scientifique et l’innovation technologique.

« Le but des actions entreprises est de restaurer la crédibilité de l’Enseignement supérieur nigérien, public comme privé, d’encourager la recherche scientifique et l’innovation technologique », a déclaré Pr. Mamadou Saidou.


Au niveau institutionnel, plusieurs réformes ont été engagées, notamment la révision du document de Politique nationale de l’Enseignement supérieur (PNES) adopté en 2023 et la restructuration des universités publiques du Niger.

Cette réorganisation a permis la création de quatre écoles d’ingénieurs : l’École supérieure des sciences du numérique (ESSN), Polytech Maradi, l’École nationale du pétrole et du gaz (ENPG) et l’École nationale d’ingénierie et des sciences de l’environnement (ENISE). Le ministre a également annoncé l’ouverture prochaine d’un cycle préparatoire aux écoles d’ingénieurs à l’École des mines, de l’industrie et de la géologie (EMIG).


Parmi les autres mesures figurent l’harmonisation de six mentions dans le domaine des sciences de l’éducation et de la formation en langue arabe, l’élaboration d’un guide d’orientation et d’inscription des étudiants dans les universités et grandes écoles, ainsi que l’institutionnalisation de la Conférence des recteurs des universités publiques du Niger comme cadre permanent de concertation.


Le ministre a également évoqué la mobilisation de plus de 20 000 appelés du service civique national affectés dans plusieurs secteurs publics, notamment l’éducation, la santé et le développement rural.

Dans le domaine de l’enseignement supérieur privé, le gouvernement a par ailleurs suspendu le dépôt des demandes d’autorisation d’ouverture de nouvelles filières dans les sciences économiques et de gestion ainsi que dans les sciences de la santé, afin de mieux encadrer l’offre de formation.


Concernant la recherche, le ministère a identifié quatre grands pôles prioritaires : la souveraineté et les systèmes alimentaires résilients, l’environnement et l’énergie, la société et la culture, ainsi que la santé.

Ces orientations ont permis le financement de 17 projets de recherche en 2024 et de 9 projets en 2025, ainsi que l’organisation du premier Forum national de la recherche scientifique et de l’innovation technologique.


Pr. Mamadou Saidou a également présenté les réformes liées à la création de l’Office du baccalauréat, des examens et concours (OBEEC), ainsi qu’à l’amélioration du fonctionnement des Centres régionaux de correction (CRC) du baccalauréat.

Cette réforme vise à sécuriser et uniformiser l’évaluation des candidats sur l’ensemble du territoire national, à optimiser la gestion des ressources humaines et financières et à garantir une proclamation nationale unique et centralisée des résultats.

Le ministre a aussi annoncé le renforcement du dispositif d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur, avec la mise en place du conseil scientifique de l’Agence nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (ANAB SUP), l’évaluation régulière des établissements et des offres de formation, ainsi que l’harmonisation des domaines de formation pour favoriser la reconnaissance des diplômes.


Dans la perspective d’une meilleure gouvernance, le ministère prévoit une réorganisation du système national de recherche à travers la création d’un Conseil national de la recherche scientifique et de l’innovation technologique.

La modernisation de l’Agence nationale des allocations et des bourses (ANAB) constitue également une priorité. Elle passera notamment par la digitalisation de la gestion des données, la bancarisation du paiement des bourses et aides sociales via l’application e-Trésor Niger, ainsi que la révision des critères d’attribution des bourses d’excellence et des aides sociales.

À travers ces différentes mesures, le gouvernement nigérien entend bâtir un enseignement supérieur plus performant, mieux structuré et davantage orienté vers la recherche, l’innovation et les besoins de développement national.