L’annonce a été faite lors du colloque national « Femmes, Leadership et Nation », organisé du 1er au 3 août 2026 à la mairie de Yopougon, à l’occasion de la Semaine nationale des Femmes Bâtisseuses de la Nation ivoirienne.
Placée sous l’égide du Sénat et initiée par l’ONG Femmes ivoiriennes en politique (FIP), cette rencontre a réuni des responsables publics, des partenaires techniques et financiers, des acteurs du secteur privé ainsi que des organisations de femmes. Les échanges ont notamment porté sur les enjeux liés à l’autonomisation économique et au leadership féminin.
Prenant part au panel consacré au thème « De l’informel à l’impact : autonomisation économique, financement et accès aux marchés », la directrice générale du CEPICI, Solange Amichia, a présenté le GUIF comme un outil destiné à accompagner les femmes tout au long de leur parcours entrepreneurial, depuis la formalisation de leurs activités jusqu’au développement de leurs projets d’investissement.
Développé avec l’appui du Programme d’appui à l’amélioration du climat des affaires (PACA-CI) et mis en œuvre par le Women Investment Club (WIC), le dispositif reposera notamment sur une plateforme numérique et un accompagnement personnalisé.
Sur les 1 000 femmes ciblées dans cette phase pilote, 50 entreprises présentant un fort potentiel bénéficieront d’un accompagnement plus intensif à travers un programme d’accélération, a précisé la directrice générale du CEPICI.
Le GUIF accordera une attention particulière à plusieurs secteurs considérés comme stratégiques dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2026-2030. Il s’agit notamment de l’agro-industrie, du numérique, de la logistique, des industries créatives et des industries extractives.
Les travaux du colloque ont également mis en lumière les difficultés auxquelles restent confrontées de nombreuses femmes entrepreneures. Parmi celles-ci figurent la prédominance des activités dans le secteur informel, les difficultés d’accès au financement, la faible inclusion financière et numérique ainsi que les contraintes liées à l’accès aux marchés.
Face à ces défis, les participants ont plaidé pour un renforcement de l’écosystème d’accompagnement des femmes entrepreneures. Ils préconisent notamment une meilleure articulation entre le financement, la formation, l’innovation, la protection sociale, les réseaux d’affaires et l’accès aux marchés nationaux et régionaux, particulièrement ceux de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Dans cette dynamique, le CEPICI a participé à l’élaboration d’un Livre blanc regroupant les principales recommandations issues des travaux du colloque. Le document formule des propositions à l’endroit des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, avec pour objectif d’améliorer l’environnement des affaires et de contribuer à la levée des obstacles au développement des entreprises dirigées par des femmes.
Pour Solange Amichia, l’investissement féminin représente désormais un véritable levier de compétitivité et de croissance pour la Côte d’Ivoire. « Le GUIF est une réponse ivoirienne aux défis mondiaux de l’inclusion économique. Nous sommes convaincus que l’investissement au féminin constitue aujourd’hui l’un des moteurs les plus puissants de la croissance, de l’innovation et de la transformation durable de notre économie », a-t-elle déclaré.